Plaisir 182

De l’intérêt aérodynamique des pets pour la planche à roulettes.

C’est sur les bancs de la faculté de Berkeley qu’Hugo Pouillson et Kevin Guzukson se rencontrèrent. Et sur ces mêmes bancs qu’ils échangèrent leurs premières flatulences communes.

Leur histoire, la voici :

Le cours de science des espèces de M. Rockson durait depuis bientôt 3h. M. Rockson ne prenait pas de pauses, il estimait que ses élèves n’en avaient pas besoin. M. Rockson interrogeait sans raison apparente ses élèves pour tester leur sérieux.

« Guzukson, indiquez-nous sur le schéma où se trouve le sexe du lama. »

Mais Guzukson n’avait pas révisé. Il avait passé la nuit à se pignoler devant des images d’Ariana Grandson. Guzukson n’aime pas trop les chocs émotionnels. Alors il a pété. Ca a fait rire Pouillson son voisin de table mais un peu moins le directeur de l’établissement qui leur a proposé quelques jours de mise à pied.

Durant cette semaine de « vacances » Guzukson fait la connaissance des cousins de Pouillson : François Bonson, Eddy Vachson et Jo Vernson. Les trois adolescents adorent la musique punk, sauter en trampoline tout nu, faire du skateboard en string et péter dans des bouteilles en verre. Ces deux dernières passions finiront par les rassembler autour d’une activité, le rituel du mercredi : les concours de pets à grande vitesse.

Les compétiteurs montaient sur leur skateboard, s’échauffaient timidement à l’aide d’une série de pets gras et s’élançaient au vent, nez à la dérobade.

Vachson était juge de la compétition, car son père œnologue lui enseignait la saveur des arômes musqués.

Bonson se distinguait particulièrement des autres compétiteurs par deux critères déterminant : tout d’abord la vitesse de son skateboard mais aussi la force chorale de son sphincter en feu. Vernson, plus manuel que les autres, avait bricolé un oscilloscope sur sa planche à roulette lui permettant de déterminer le ratio vitesse / volume de gaz. Pouillson, quant à lui, produisait des pets sonores au nez piquant, mais il avait encore besoin de changer de planchette. Guzukson skatait depuis l’âge de ses 8 ans, et l’expérience avait montré qu’en termes de vent chaud, il n’était pas du genre girouette : ses pets avaient du coffre, de la tenue. Ses pets le propulsaient droit devant l’infini.

C’est cette musique céleste provenant de ces 5 derrières et chantés en canon qui créa l’évidence :

« La musique de nos culs mérite d’être entendue ! ». La légende du punk à roulettes était née.